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Les populations indigènes au Costa Rica mars 3, 2008

Classé dans : Costa Rica — veloforet @ 4:47
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Présentation :

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Huit ethnies reconnaissent leurs racines précolombiennes : Matambu (Chorotega), Quitirrisi, Zapaton (Huétar),Maleku, Cabécar, Bribri, Boruca, Terraba y Guaymies.Même si ce n’est que partiellement, les droits dont bénéficient le reste des populations indigènes de 1502, qui étaient propriétaire de tout le territoire national, ont été plus ou moins reconnues. 

Antécédents historiques des Réserves Indigènes du Costa Rica 

Le Costa Rica a été peuplé par des populations indigènes qui proviennent des cultures mésoaméricaines et sud-américaines, lesquels ont maintenus des contacts interculturels, répartis dans différents endroits de l’écosystème tropical. Ces populations ce sont maintenues grâce à leur propre économie basée sur l’agriculture, la récolte, la chasse et la pêche.

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La population indigène du Costa Rica provient de deux régions géographiquement influentes de part leur culture :

LA REGION MESOAMERICAINE : Avec des influences de la culture Mexicaine, les Olmèques et les mayas. Localisés principalement dans le nord-est du pays, ils cultivaient le mais, les haricots, les cabalasses et le coton. Ils se distinguaient de part leur art en poterie, jade, pierre et objets en or.

LA REGION SUDAMERICAINE : Influençant une grande partie du pays : Façade atlantique, la région centrale et Pacifique sud.

 L’influence sud-américaine s’est reflétée à travers la langue, les activités de production, le type d’habitations, l’organisation politique et l’art.Par la suite, le territoire a été occupé par des colons européens et leurs descendants qui ont exploités les richesses de ce nouveau monde, plein de choses nouvelles et pures.

Les européens ont rompu le mode de vie autochtone, installant un système de production à outrance qui a généré l’exploitation et quasiment la mutilation des populations indigènes.Cette transformation de l’environnement culturel et physique que l’on observe aujourd’hui sont à l’origine de la situation précaire dans laquelle vivent les populations indigènes (petites communautés vivant dans des régions reculées).

Origine des réserves

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 Les populations indigènes constitueront une des ressources les plus appréciée par l’empire Espagnol.La cruelle exploitation des esclaves indigènes envoyés au Panama et au Pérou et leur intégration dans la société coloniale, a fait que les populations indigènes ont diminué (Thiel 1902)Les populations indigènes se sont déplacées dans des régions isolées ou la domination Espagnol ne pouvait pas facilement les contrôler. Dans ces refuges, partiellement, les cultures indigènes ont survécue jusqu’à l’indépendance ceci malgré les efforts des Espagnols qui ont tout fait pour les contrôler.

Les populations indigènes ont diminué du fait du métissage et de l’introduction de maladies provenant du vieux monde comme : la virole, les maladies vénériennes,……

Par la suite quelques unes des lois promulguées durant l’époque républicaine, ont permis de retirer les terres communales qui appartenaient aux populations indigènes.Les intérêts des missionnaires pour convertir les indigènes au catholicisme a fait que les populations ont été groupées pour faciliter l’évangélisation.

Durant la période républicaine, les indigènes ont été dispersés afin de récupérer les meilleures terres et utiliser la main d’œuvre indigène.Cette forte soumission a créé un impact social dans les populations indigènes qui ont été lentement absorbées par les populations blanches occasionnant une perte : Des valeurs, des traditions, de l’influence des chefs de tribus,….

Par la suite, les populations indigènes ont été exploitées par des groupes religieux, de grands fermiers, des missionnaires et récemment par de grandes compagnies internationales (grâce à l’ouverture des routes). Le résultat est que la majorité des populations indigènes ont du s’intégrer au reste de la population ceci occasionnant pas mal de préjudices.

C’est en 1939, grâce à des interventions gouvernementales qu’est né un intérêt pour protéger les communautés au sein de territoires.C’est en 1945 que c’est organisé un groupe de personnes pour créer un organisme chargé de protéger la race indigène. Cet organisme a promu la création de réserves.Sans doute, les premières réserves crées n’ont pas franchement bien fonctionné du fait d’un manque de protection légale et de problèmes de délimitation territoriale.

Entre 1956 et 1961, beaucoup de colons blancs s’approprieront les terres des réserves en les colonisant.En 1977, il a été voté une loi permettant aux indigènes de récupérer leurs terres et de protéger et consolider les réserves existantes. Cette loi était d’importance vitale pour les indigènes Costariciens, pour parer à la disparition de leur habitat  et aux constantes menaces d’invasion dans le but de coloniser de nouvelles terres agricoles.

Le panorama réel des communautés indigènes est un ensemble de problèmes très complexes. Aujourd’hui encore, les déplacements de groupes indigènes, l’avancée de la frontière agricole et le développement de l’agro-industrie continuent.

 Voici quelques exemples :

- La production d’ananas dans le canton de Buenos Aires(Sud)

- La culture de palmier à huile dans le sud du pays.

- La culture de la banane dans la vallée de l’Estrella.

- L’exploitation forestière à Buenos Aires et Talamanca

- L’exploitation minière et pétrolière.

- La construction d’infrastructures (Centrales hydroélectriques,….) 

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En règle générale, en matière de production agricole, l’indice de productivité est très faible à comparaison de la moyenne nationale. Ceci est la conséquence des relations entre différents facteurs dont les plus importants sont :

- La situation des terres : elles sont généralement situées dans des zones pentues à vocation forestière.

- L’accès aux terres : l’accès y est généralement assez difficile du fait qu’elles sont éloignées des villages, des centres administratifs et plutôt mal desservies (Chemin en mauvais état). Du fait de toutes ces raisons, les populations indigènes ne bénéficient pas de l’appui technique des services publics.

- L’indisponibilité de crédits.

- Le bas niveau de scolarisation qui limite l’accès aux moyens de communication collectifs qui sont à la base de la divulgation des connaissances et de l’information. Tout cela fait que les indigènes émigrent dans les communautés, ce qui crée des problèmes de précarisme,d’ alcoolisme et de drogue. A ces réalités, viennent s’ajouter les problèmes fondamentaux comme la propriété des terres, la santé et l’éducation.

Aujourd’hui, on ne trouve plus d’indigènes qui vivent dans des réserves et qui ont conservé leur style de vie. L’indigène est aujourd’hui un homme simple, humble, timide et qui manque profondément de confiance en lui. Il aime la nature, vit de manière dispersée entre les zones cultivées et les zones protégées des réserves. Sans aucun doute, chaque « vrai indigène » se sent appartenir à la nation indigène.Les indigènes habitent actuellement dans des régions ou les conditions topographiques, hydrographiques sont difficiles. Il s’agit de zones éloignées ou l’accès en véhicule est généralement possible seulement durant la période sèche, le reste du temps à pied.

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Il a été dénombré 8 cultures indigènes qui se distribuent en 21 réserves occupant une superficie de 320 888 hectares ou vivent plus de 25 000 personnes.

Le terme indigène inclus tous les métis (noirs-indigènes, blancs-indigènes, étrangers-indigènes, etc.….).

La majeur concentration de groupes indigènes se trouve dans le sud du pays, distribuées entre deux zones géographiques situées au pied de la cordillère de Talamanca, l’une du coté Pacifique et l’autre du coté Atlantique.Sous une forme plus dispersée on trouve des groupes indigènes dans le nord du pays ( Chortegas, Malekus, Huetares ou Pacacuas).

Les Bribris :

Les Bribris vivent sur les deux versants (Atlantique et Pacifique) de la cordillère de Talamanca. Ils constituent l’un des plus grands groupes d’indigènes, ils vivent d’une manière dispersée dans les grandes vallées et massifs montagneux. L’indigène Bribri a gardé une série de traditions, généralement il parle l’espagnol et le bribri. Il se vêtit d’une manière similaire à l’agriculteur local et il utilise le même genre d’ustensiles domestiques (machette, pelle,….).Il cultive le mais, le riz, les haricots, les fruits du palmier pejibaye, les bananes plantains et le cacao. Il complète son alimentation avec de la viande de poulet, de porc et animaux sauvages. Il pêche et il chasse.

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Les Bribris et les Cabécars ont une préférence pour le mariage bilatéral entre cousins ; cela signifie que les enfants d’un homme se marient avec les enfants de sa sœur et vis versa. De cette manière, ils continuent ainsi à perpétuer la tradition.Ils ont également conservé leur religion et croient en Sibu(Dieu) qui serait le créateur des hommes et de tout ce qui les entourent.

Dans le domaine de l’artisanat, ils sont spécialisés dans la fabrication de paniers à base de fibres naturelles ainsi que l’élaboration d’instruments pour la chasse, la pêche et la confection d’instruments de musique.

Il existe des écoles à travers toute la réserve Bribri qui ont été construites de manière centrale. On y enseigne en espagnol mais il a été également expérimenté un enseignement bilingue (Bribri et Espagnol) avec des enseignants d’origine Bribri.La radio diffuse des programmes culturels et des messages destinés aux habitants de la communauté (mode de communication). 

Conclusion :

Les conditions dans les réserves indigènes, la destruction des ressources naturelles font que ces populations sont de plus en plus dépendantes et marginales. Pour les populations indigènes, la terre n’est pas seulement un moyen de production, il s’agit plutôt d’une agriculture de subsistance. Les indigènes ne sont pas propriétaires des terres mais appartiennent à la terre qui constitue un moyen de communiquer avec le passé, le présent et le futur.

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Ils défendent la terre et l’entretienne car c’est ce qui les lie avec la nature et le monde et non parce qu’ils sont agriculteurs !

 Les populations indigènes sont plutôt fiers des vieilles cultures précolombiennes et elles sont à la base de leur identité nationale, toutefois, on remarque souvent que l’attitude des pratiquants est plutôt irrespectueuse en vers les ancêtres et leurs descendants.

Le réel dilemme des groupes ethniques ne se résoudra pas au niveau anthropologique, le problème des indigènes se situe au niveau de la participation politique, économique, sociale et culturelle ; ils ne peuvent pas vivre de souvenirs, ils doivent s’adapter à la réalité actuelle.

 

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